.À l’issue des Assises nationales de la télémédecine, la Ministre de la Santé Stéphanie Rist a dévoilé sa feuille de route pour la télémédecine pour la période 2026-2028. L’objectif affiché est clair : transformer la télémédecine en un levier durable du système de santé, au service de l’accès aux soins, de la qualité des prises en charge et de la réduction des inégalités territoriales. Une ambition qui positionne les CPTS comme des acteurs stratégiques pour organiser et sécuriser son usage.
Les annonces de la ministre s’appuient sur une large concertation ayant mobilisé plus de 1 000 acteurs du système de santé (professionnels, institutions, patients). Elles s'articulent autour de quatre priorités :
1. Développer les compétences des professionnels
La formation constitue un pilier central. Le gouvernement souhaite renforcer l’enseignement de la télémédecine, tant en formation initiale que continue.
Les objectifs sont clairs : maîtriser les usages cliniques de la téléconsultation et de la téléexpertise, intégrer les exigences éthiques et RGPD dans chaque acte, sécuriser la coordination ville-hôpital et développer une culture du travail en équipe pluriprofessionnelle autour du patient. Il s’agit moins d’apprendre un « nouvel outil » que d’ancrer de nouveaux réflexes organisationnels, médicaux et relationnels dans les pratiques quotidiennes.
👉 Impact concret pour les CPTS
Les CPTS ont ici un rôle clé d’animation de cette montée en compétences : repérage des besoins du terrain, organisation de sessions interprofessionnelles, diffusion de référentiels partagés et capitalisation des bonnes pratiques issues des projets de télémédecine menés sur leur territoire.
2. Intégrer pleinement la télémédecine dans les parcours de soins
L’objectif est de faire de la télémédecine une modalité normale de prise en charge, en particulier pour :
- le suivi des maladies chroniques,
- la coordination entre professionnels via la téléexpertise
Dans le cas de pathologies chroniques, la télémédecine va permettre d’alterner de façon structurée consultations présentielles et téléconsultations, d’ajuster plus finement les traitements et d’anticiper les décompensations. En offrant des points de contact plus réguliers, elle renforce la continuité du lien soignant–soigné, tout en limitant les déplacements pour les patients les plus fragiles ou les plus éloignés des centres de soins. Inscrite dans des protocoles partagés, elle devient un outil de suivi longitudinal plutôt qu’un recours ponctuel.
Du côté de la coordination entre professionnels, la téléexpertise vise à fluidifier les échanges entre ville et hôpital, à sécuriser les décisions complexes et à réduire les délais d’accès à l’avis spécialisé.
👉 Impact concret pour les CPTS
La feuille de route du Ministère renforce le rôle de la CPTS comme architecte territorial des parcours de soins. C'est elle qui sera en charge de co-construire avec les professionnels des protocoles partagés précisant le parcours de soins de patients atteints de maladies chroniques, dans quels cas orienter vers la téléconsultation ou le présentiel, comment articuler le suivi entre MG, spécialistes et paramédicaux, et comment solliciter des avis spécialisés via la téléexpertise. La CPTS devient l’espace où ces règles communes se discutent, se formalisent et se diffusent à l’échelle du territoire.
Sur le plan opérationnel, cela implique de pouvoir s'appuyer sur un outil commun, comme CITANA, partagé à la fois par les professionnels en ville, à l'hôpital, en ESSMS, et permettant d'organiser les parcours de soins (protocoles de coopération, file active, planning partagé), de gérer des téléconsultations simples ou assistées mais aussi de structurer des demandes de téléexpertise. Intérêts : garantir la qualité et l'uniformité des pratiques territoriales, tracer les actes pour alimenter les indicateurs ACI, conformément aux attentes des ARS et CPAM.
3. Améliorer l'accès aux soins pour les patients
La feuille de route cible en priorité :
- les territoires sous-dotés,
- les patients sans médecin traitant,
- les personnes âgées, isolées ou à mobilité réduite
Parmi les mesures concrètes :
- développement de la téléconsultation assistée (notamment en Ehpad),
- déploiement accru de la téléconsultation dans les zones rurales ou enclavées
Ces choix traduisent une logique forte d’équité d’accès : il ne s’agit plus seulement d’augmenter le volume de téléconsultations, mais de les orienter prioritairement vers les publics pour lesquels l’offre de soins est la plus fragile. La téléconsultation assistée devient alors un levier pour « amener » le médecin au plus près du patient, en s’appuyant sur les ressources locales : équipes en Ehpad, services à domicile, ESSMS, mais aussi pharmacies, infirmiers libéraux, aides-soignants ou équipes mobiles. Ce sont ces acteurs de proximité qui organisent l’accueil, l’équipement, l’accompagnement du patient pendant l’acte à distance.
👉 Impact concret pour les CPTS
Pour une CPTS, l’enjeu est d’orchestrer ce maillage territorial : recenser les lieux où la téléconsultation accompagnée est envisageable/souhaitable (domicile patient, ehpad, etc.), structurer les circuits d’orientation depuis les zones rurales ou enclavées, définir les modalités de coopération entre ville, médico-social et hôpital.
Des outils de coordination comme CITANA permettent de cartographier l'offre de soins et d'accompagnement du territoire (ESSMS, établissements hospitaliers, effecteurs de soins), via l'annuaire, de planifier les créneaux de téléconsultation assistée à travers un agenda partagé, de tracer les téléconsultations réalisées et d’en suivre les indicateurs (délai, motif, profil de patients). Ils donnent aux coordinateurs une vision objectivée des efforts réalisés en faveur des publics prioritaires et des territoires sous-dotés, et facilitent le dialogue avec ARS et CPAM sur les résultats obtenus.
4. Encadrer les pratiques et limiter les dérives
Enfin, le gouvernement souhaite mieux réguler la télémédecine pour garantir la qualité des soins :
- encadrement des lieux d’implantation des équipements,
- obligation de déclaration auprès des autorités sanitaires,
- standardisation des échanges entre professionnels
Cette volonté de régulation marque un changement d’échelle : la télémédecine n’est plus envisagée comme une pratique dérogatoire ou opportuniste, mais comme une activité de soin à part entière, soumise à des exigences comparables à celles du présentiel. L’encadrement des lieux d’implantation vise à garantir des conditions matérielles adaptées, respectueuses de la confidentialité, de la qualité de l’examen à distance et de la sécurité des patients. L’obligation de déclaration et la standardisation des échanges répondent, elles, à un impératif de lisibilité : savoir où se trouvent les dispositifs, qui les opère, selon quelles règles, et comment les informations produites s’intègrent dans le parcours global du patient.
👉 Impact concret pour les CPTS
Pour les CPTS, l’impact est très concret : elles auront à recenser les équipements déployés sur leur territoire, à articuler leur usage avec les établissements, les professionnels libéraux, les ESSMS et les attentes des ARS ou des CPAM, mais aussi à promouvoir des règles communes de fonctionnement. Cela suppose d’harmoniser les comptes rendus, de clarifier les circuits d’information vers le médecin traitant et de sécuriser le partage des données entre acteurs, avec un outil numérique commun tel que CITANA.
Conclusion
La feuille de route nationale 2026-2028 marque un tournant : la télémédecine n’est plus un acte isolé mais un levier structurant de l’organisation territoriale des soins. Dans ce nouveau cadre, les CPTS deviennent des acteurs centraux de la coordination, garantes de la qualité, de la traçabilité et de l’intégration des actes de télémédecine dans le parcours patient.
Cependant, cette ambition suppose un socle opérationnel capable d’assurer la structuration des échanges, la standardisation des pratiques, la supervision des flux et le pilotage par la donnée.
✅ Citana répond précisément à cet enjeu.
En tant qu’outil territorial de coordination, la plateforme permet d’intégrer la téléconsultation et la téléexpertise dans un parcours pluriprofessionnel sécurisé, traçable et mesurable. Elle fluidifie et sécurise le lien ville-hôpital et les échanges au sein du secteur ambulatoire, et offre aux CPTS des outils concrets de pilotage populationnel et de valorisation de leur action.
Ainsi, là où la feuille de route fixe un cap stratégique, Citana en permet la mise en oeuvre opérationnelle, sur le terrain.
Citana ne se contente pas d’ajouter un outil numérique : il transforme la télémédecine en véritable dynamique territoriale coordonnée, au service de l’accès aux soins et de la responsabilité populationnelle.
