L’ANAP vient de publier un nouveau guide pour accompagner les établissements de Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) dans le développement de l’hospitalisation de jour.
Objectif : aider les établissements à identifier les patients, actes et parcours pouvant passer de l’hospitalisation complète à l’HDJ, tout en adaptant leur organisation et leur pilotage.
Trois situations sont notamment ciblées : les bilans diagnostics ponctuels, les actes thérapeutiques programmables et les cycles de réadaptation itérative.
Derrière cette évolution, une question devient centrale : comment construire et coordonner des parcours qui ne reposent plus uniquement sur l’hospitalisation complète ?
Du séjour en SMR au parcours de réadaptation
Le développement de l’ambulatoire modifie profondément l’organisation des prises en charge.
Le patient ne vient plus nécessairement plusieurs semaines en hospitalisation complète. Certaines interventions peuvent être programmées, réalisées à intervalles réguliers ou regroupées dans des parcours en hospitalisation de jour.
Cela nécessite de raisonner davantage en parcours de soins, et non uniquement en séjour.
Pour les équipes SMR, cela implique notamment de pouvoir identifier :
- les besoins du patient ;
- les différentes étapes de sa prise en charge ;
- les professionnels à mobiliser ;
- les interventions à réaliser ;
- les modalités de suivi ;
- les conditions permettant d’assurer la continuité du parcours.
L’enjeu est donc autant organisationnel que clinique : faire évoluer l’offre de soins tout en maintenant une prise en charge coordonnée autour du patient.
Trois situations pour faire évoluer les prises en charge
1. Les bilans diagnostics ponctuels
Certains patients peuvent avoir besoin d’une évaluation ou d’un bilan sans nécessiter une hospitalisation complète.
L’enjeu est alors de pouvoir organiser les différents rendez-vous et interventions nécessaires autour de cette évaluation.
2. Les actes thérapeutiques programmables
Certaines prises en charge peuvent être organisées autour d’actes planifiés, sans nécessiter un hébergement permanent du patient.
La programmation et la coordination des professionnels deviennent alors essentielles.
3. Les cycles de réadaptation itérative
Certaines situations nécessitent des interventions répétées dans le temps.
Le parcours doit alors permettre de suivre les différentes étapes, de coordonner les professionnels et d'adapter la prise en charge en fonction de l’évolution du patient.
Dans ces trois situations, la qualité de l’organisation du parcours devient un facteur déterminant.
Piloter l’ambulatoire par la donnée
Le guide de l’ANAP insiste également sur l’importance du pilotage par les données.
Développer l’HDJ ne consiste pas simplement à déplacer une activité de l’hospitalisation complète vers l’ambulatoire.
Les établissements doivent pouvoir mesurer leur activité, analyser les profils des patients concernés et identifier les parcours pouvant évoluer.
La donnée permet ainsi de répondre à plusieurs questions :
- Quels patients sont concernés ?
- Quels parcours peuvent évoluer ?
- Quelles ressources sont nécessaires ?
- Quels professionnels doivent être mobilisés ?
- Comment suivre l’activité et son évolution ?
Mais une fois ces besoins identifiés, reste une question opérationnelle : comment transformer ces informations en actions coordonnées ?
Le parcours ne s’arrête pas aux portes du SMR
Le développement de l’ambulatoire renforce mécaniquement les interactions entre l’établissement et les professionnels qui interviennent autour du patient.
Médecin traitant, infirmier, kinésithérapeute, ergothérapeute, professionnels médico-sociaux, HAD, structures d’aide et d’accompagnement à domicile…
Selon les situations, plusieurs acteurs peuvent être amenés à intervenir dans un même parcours.
Il faut alors pouvoir identifier le bon interlocuteur, transmettre une demande, suivre sa réalisation et conserver une trace de l’intervention.
C’est ici que la coordination devient un enjeu concret du virage ambulatoire.
Le numérique pour transformer le parcours en actions
Pour accompagner cette évolution, les établissements ont besoin d’outils capables de faire le lien entre l’information, le parcours et l’action.
C’est précisément l’objectif des solutions proposées par Anamnèse.
Organiser le parcours
Les équipes peuvent construire des parcours correspondant aux différentes situations de prise en charge.
Chaque parcours peut intégrer les étapes nécessaires, les acteurs concernés et les actions à réaliser.
Le parcours devient ainsi une trame opérationnelle de prise en charge, et pas uniquement une représentation théorique du chemin du patient.
Coordonner les acteurs autour du patient
Le virage ambulatoire suppose de renforcer les liens entre l’établissement et son environnement.
Les solutions numériques d'Anamnèse permettent de structurer cette coordination en facilitant l’identification des acteurs et le suivi des interactions autour du parcours.
L’établissement peut ainsi mieux articuler ses propres interventions avec celles réalisées par les professionnels du territoire.
Le numérique va permettre le partage d'informations et la coordination entre les différents professionnels participant aux soins en ambulatoire.
Favoriser l'adhésion du patient
L'efficacité du parcours SMR en ambulatoire repose sur l'engagement du patient. Il ne suffit pas de proposer un programme dispensé à domicile, il faut s'assurer qu'il soit suivi. L'adhésion du patient est donc fondamental et ne doit en aucun cas être négligé.
Le numérique peut permettre de gamifier le parcours en proposant des exercices ludiques et interactifs pour motiver et engager pleinement les patients. Un portail patient dédié favorise :
-
un accès intuitif et rapide au contenu des séances, en cours et passées,
-
une prise en charge à distance efficace et sécurisée avec la téléconsultation nativement intégrée,
-
un programme éducatif personnalisé avec des ateliers d'éducation thérapeutique du patient adaptés à la maladie de chaque patient
En conclusion : vers un SMR davantage connecté à son territoire
Le virage ambulatoire porté par l’ANAP ne se résume donc pas au développement de l’hospitalisation de jour.
Il invite les établissements à repenser les modalités de prise en charge, l’organisation des équipes, le pilotage de l’activité et les parcours des patients.
Plus la prise en charge devient ambulatoire, plus la capacité à coordonner les différents acteurs devient importante.
C’est tout l’enjeu des outils Anamnèse :
→ des parcours pour structurer les prises en charge ;
→ des outils de coordination pour suivre les actions ;
→ un portail patient pour favoriser l'adhésion
Le virage ambulatoire se construit donc à l’échelle de l’établissement, mais aussi à l’échelle du parcours et du territoire.
Car l’objectif n’est pas seulement de faire évoluer le lieu où le patient reçoit ses soins.
C’est de construire une prise en charge plus fluide, coordonnée et adaptée à son parcours.
Sources : ANAP, septembre 2026.
