Les maladies cardiovasculaires restent un enjeu majeur de santé publique en France. Face à des facteurs de risque souvent évitables ou modifiables, la prévention doit intervenir plus tôt et impliquer davantage les professionnels de santé de proximité. Dans ce contexte, le pharmacien d’officine voit ses missions évoluer, notamment avec la mise en place de Mon bilan prévention. Le numérique peut alors jouer un rôle déterminant pour structurer ces nouvelles missions, faciliter le suivi des patients et renforcer la coordination avec les autres professionnels de santé.
Les maladies cardiovasculaires regroupent notamment l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’insuffisance cardiaque ou encore les maladies artérielles périphériques.
Elles constituent un problème de santé publique majeur. Une particularité les rend particulièrement importantes du point de vue de la prévention : une partie significative du risque cardiovasculaire est liée à des facteurs sur lesquels il est possible d’agir.
Hypertension artérielle, tabagisme, diabète, excès de cholestérol, surpoids et obésité, alimentation déséquilibrée, sédentarité, manque d’activité physique ou consommation excessive d’alcool sont autant de facteurs pouvant contribuer à augmenter le risque cardiovasculaire.
L’enjeu est d’autant plus important que certains de ces facteurs restent longtemps silencieux.
C'est notamment le cas de l’hypertension artérielle. En septembre 2026, l’Assurance Maladie rappelait qu’elle concerne environ 17 millions de personnes en France, soit un adulte sur trois. Pourtant, seule une personne hypertendue sur deux serait diagnostiquée et moins d’une personne hypertendue sur quatre aurait une pression artérielle correctement contrôlée.
Autrement dit, la prévention cardiovasculaire ne consiste pas uniquement à accompagner des patients déjà malades.
Elle consiste aussi à identifier les personnes à risque avant l’apparition d’un événement cardiovasculaire.
Le dépistage constitue donc un élément essentiel de la prévention cardiovasculaire.
Mesurer la pression artérielle, identifier certains facteurs de risque, repérer des habitudes de vie défavorables ou orienter vers un bilan médical lorsque cela est nécessaire sont autant d’actions permettant d’intervenir plus précocement.
L’Assurance Maladie rappelle ainsi que le bilan de dépistage permet notamment de rechercher des signaux qui peuvent ne pas être ressentis par le patient et d’agir avant que son état de santé ne se dégrade.
Cette logique suppose cependant de multiplier les opportunités de prévention.
Et c’est précisément là que le pharmacien d’officine peut jouer un rôle croissant.
La pharmacie est un lieu de santé particulièrement intéressant pour développer la prévention.
Le pharmacien est facilement accessible, présent sur l’ensemble du territoire et régulièrement en contact avec la population, y compris avec des personnes qui consultent peu leur médecin.
Cette proximité constitue un véritable atout lorsqu’il s’agit de repérer un facteur de risque ou d’ouvrir une discussion autour des habitudes de vie.
Le rôle du pharmacien ne se limite d'ailleurs plus à la dispensation des médicaments.
Au cours des dernières années, ses missions se sont progressivement élargies à la vaccination, au dépistage, à certains tests d’orientation diagnostique et à l’accompagnement des patients.
Cette évolution se poursuit avec Mon bilan prévention.
Mis en place pour renforcer la prévention à différents moments de la vie, Mon bilan prévention permet à certaines tranches d’âge de bénéficier d’un temps d’échange dédié avec un professionnel de santé.
Le dispositif concerne les personnes âgées de :
Les pharmaciens font partie des professionnels habilités à réaliser ces bilans, aux côtés des médecins, infirmiers et sages-femmes. Pour les pharmaciens, le bilan doit être réalisé dans un espace permettant de garantir la confidentialité des échanges.
Le bilan dure généralement 30 à 45 minutes.
Son objectif est beaucoup plus large qu’un simple dépistage.
Il s’agit d’échanger avec le patient autour de ses antécédents, de ses habitudes de vie, de ses addictions éventuelles, de son alimentation, de son activité physique, de sa sédentarité, de ses vaccinations, de ses dépistages et de différents facteurs de risque de maladies chroniques, dont les maladies cardiovasculaires.
Le dispositif repose sur trois grandes étapes :
Cette dernière étape est particulièrement importante.
La prévention ne consiste pas simplement à identifier un problème. Il faut ensuite déterminer avec le patient ce qu’il souhaite et peut concrètement changer.
Prenons l’exemple d’un patient de 48 ans qui vient régulièrement chercher son traitement à la pharmacie.
Il ne se considère pas comme malade.
Pourtant, au cours d’un bilan de prévention, le pharmacien peut identifier plusieurs éléments : une activité physique insuffisante, une alimentation déséquilibrée, un tabagisme ou encore une pression artérielle élevée nécessitant une orientation médicale.
Le bilan permet alors de transformer ces informations en discussion.
Quel est le principal facteur sur lequel le patient souhaite agir ?
Quel changement lui paraît réaliste ?
Quels obstacles risque-t-il de rencontrer ?
Vers quel professionnel peut-il être orienté ?
C’est cette logique qui est intégrée au plan personnalisé de prévention (PPP) de Mon bilan prévention. Celui-ci formalise notamment les objectifs définis avec le patient, les obstacles identifiés et les actions concrètes à mettre en place.
La prévention devient ainsi une démarche active plutôt qu’une simple transmission d’informations.
L’hypertension artérielle illustre particulièrement bien l’intérêt de cette évolution.
Elle constitue le principal facteur de risque cardiovasculaire modifiable et peut rester longtemps asymptomatique.
En mai 2026, l’Assurance Maladie rappelait le rôle des pharmaciens dans le repérage des personnes potentiellement concernées par l’hypertension, notamment en les interrogeant sur leurs mesures récentes de pression artérielle et en leur proposant un bilan de prévention.
Le pharmacien peut également participer à l’accompagnement des patients déjà diagnostiqués, notamment autour de l’observance et de l’automesure tensionnelle.
L’automesure présente un intérêt particulier puisqu’elle permet de mesurer la pression artérielle en dehors du cabinet médical, de limiter l’effet « blouse blanche » et de contribuer à identifier certaines hypertensions masquées.
Cet exemple montre comment le rôle du pharmacien peut évoluer : de la délivrance du traitement vers une approche plus globale du parcours de prévention et de suivi.
Ces nouvelles missions créent cependant de nouveaux besoins organisationnels pour les officines.
Réaliser un bilan de prévention nécessite du temps.
Il faut prendre rendez-vous, recueillir les informations du patient, conduire l’entretien, identifier les facteurs de risque, formaliser les objectifs, produire un document de synthèse et, lorsque cela est nécessaire, organiser la suite du parcours.
Sans outil adapté, cette succession de tâches peut rapidement devenir chronophage.
C’est là que le numérique en santé peut apporter une véritable valeur ajoutée.
L’objectif n’est pas de remplacer le pharmacien.
Il est de lui permettre de consacrer davantage de temps à ce qui constitue le cœur de son expertise : l’écoute, l’analyse, le conseil et l’accompagnement du patient.
La première étape consiste à rendre le bilan de prévention facilement accessible.
Un agenda numérique permet de créer des créneaux spécifiques pour les bilans de prévention et les autres missions de l’officine : vaccination, entretiens pharmaceutiques, TROD, etc.
Le patient peut prendre rendez-vous en ligne et recevoir des rappels.
Pour le pharmacien, cette organisation permet de mieux anticiper les rendez-vous et de préserver un temps dédié à la prévention.
Avec Citana Essentiel, l’agenda permet notamment de gérer les créneaux par type de prestation et de proposer la prise de rendez-vous en ligne aux patients.
La qualité d’un bilan de prévention dépend aussi de la préparation du patient.
Le dispositif national prévoit d’ailleurs un autoquestionnaire permettant au patient de préparer son rendez-vous à partir de ses habitudes de vie, de ses principaux facteurs de risque et de ses aspirations.
Le numérique permet d’aller plus loin en intégrant cette préparation directement au parcours de prise de rendez-vous.
Le pharmacien peut ainsi disposer en amont de certaines informations utiles et consacrer davantage de temps à l’échange.
Un entretien cardiovasculaire peut rapidement devenir très large.
Tabac, alimentation, activité physique, poids, tension artérielle, antécédents familiaux, traitements, sommeil…
Le risque est alors d’oublier certains éléments ou, au contraire, de consacrer trop de temps à un sujet qui n’est pas prioritaire pour le patient.
Un logiciel métier peut guider le pharmacien à travers les différentes étapes du bilan.
Il agit comme un fil conducteur.
Le professionnel reste maître de son entretien, mais bénéficie d’un cadre structuré qui contribue à sécuriser la démarche.
L’un des principaux intérêts du numérique est de transformer les conclusions du rendez-vous en un document exploitable.
Le patient ne repart pas uniquement avec des recommandations générales.
Il repart avec des objectifs et des actions définis avec le professionnel.
Cette formalisation facilite également le suivi.
Quelques semaines ou quelques mois plus tard, le pharmacien peut revenir sur les objectifs définis lors du précédent rendez-vous.
La prévention devient alors un parcours dans le temps, et non un acte isolé.
C’est précisément sur cette problématique que se positionne Citana Essentiel.
La solution d’Anamnèse propose un environnement numérique destiné notamment aux pharmaciens et intégrant plusieurs fonctionnalités utiles aux nouvelles missions de l’officine : agenda, prise de rendez-vous en ligne, bilan de prévention, dossier de soins, téléconsultation et télé-expertise.
L’intérêt d’une telle approche est de ne pas traiter le bilan de prévention comme une fonctionnalité isolée.
Le bilan s’intègre dans l’organisation globale de l’officine.
Citana permet notamment de créer des créneaux dédiés aux différentes prestations proposées en pharmacie.
Cela permet de mieux organiser le planning et de distinguer les rendez-vous nécessitant un temps d’entretien du flux habituel de dispensation.
Le patient peut également prendre rendez-vous en ligne et recevoir un rappel automatique.
Le bilan peut être réalisé et tracé directement dans l’environnement Citana.
L’objectif est d’éviter de multiplier les supports : questionnaire papier, document Word, fichier Excel, agenda séparé…
Le professionnel dispose d’un environnement unique pour suivre la situation du patient.
Le bilan de prévention peut mettre en évidence une situation nécessitant l’intervention d’un autre professionnel.
Il peut s’agir d’un médecin traitant, d’un cardiologue ou d’un autre acteur du parcours.
Le numérique prend alors tout son sens.
Citana intègre notamment des fonctionnalités de communication et de coordination, notamment le DMP et la messagerie sécurisée de santé.
L'objectif est de permettre au pharmacien de ne pas rester seul avec les informations recueillies au cours du bilan.
Cette évolution est probablement l’un des principaux enjeux des prochaines années.
Pendant longtemps, la prévention a pu être perçue comme une série d’actions indépendantes : mesurer une tension, conseiller l’arrêt du tabac, rappeler une vaccination, recommander davantage d’activité physique.
Les nouvelles missions du pharmacien permettent de faire évoluer cette approche vers une démarche plus structurée.
Le bilan devient un point d’entrée. Le patient est repéré. Ses facteurs de risque sont identifiés. Les priorités sont définies avec lui. Un plan d’action est construit. Puis le patient peut être suivi et orienté. Le numérique permet de relier ces différentes étapes.
Cette transformation intervient dans un contexte où les besoins sont importants.
L’enjeu n’est pas uniquement de mieux prendre en charge les personnes déjà atteintes de maladies cardiovasculaires. Il est aussi d'identifier les personnes qui présentent un risque avant qu’un événement ne survienne.
Pour cela, le système de santé doit multiplier les occasions de prévention.
La pharmacie est particulièrement bien positionnée pour contribuer à cette stratégie. Le patient y vient régulièrement. Le pharmacien est facilement accessible. Et la relation peut commencer de manière très simple : une question sur une tension artérielle, un renouvellement de traitement, une vaccination ou une discussion sur une habitude de vie.
Chaque contact peut devenir une opportunité de prévention.
Les dispositifs comme Mon bilan prévention donnent désormais un cadre à cette démarche. L’Assurance Maladie rappelle d’ailleurs que le pharmacien peut réaliser ces bilans dans un espace de confidentialité et que le bilan permet notamment d’identifier les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.
La technologie ne suffira toutefois pas à elle seule.
La réussite de la prévention cardiovasculaire en officine repose sur trois dimensions complémentaires.
Le pharmacien doit disposer de temps et d’un espace adapté.
La prévention ne peut pas être réalisée uniquement « entre deux clients ».
Un logiciel de prévention doit réduire la charge administrative, et non ajouter une couche de complexité.
L’objectif doit être de faire gagner du temps au professionnel.
Enfin, le numérique doit rester un support.
Le changement de comportement ne se décrète pas à partir d’un questionnaire.
Il se construit avec le patient.
C’est pourquoi l’entretien motivationnel, l’écoute et la décision partagée restent essentiels dans le dispositif Mon bilan prévention.
Le meilleur outil numérique sera donc celui qui permet au pharmacien de passer moins de temps sur la gestion du bilan et davantage de temps avec le patient.
La prévention cardiovasculaire en France évolue.
Les enjeux restent considérables, notamment autour de l’hypertension, du tabagisme, de la sédentarité, de l’alimentation, du diabète et des autres facteurs de risque cardiovasculaire.
Dans le même temps, le système de santé cherche à intervenir plus tôt et à rendre la prévention plus accessible.
Le développement de Mon bilan prévention participe à cette évolution en donnant au pharmacien une place concrète dans le repérage des facteurs de risque et l’accompagnement des patients.
Le numérique peut amplifier cette dynamique.
Avec une solution comme Citana, l’enjeu n’est plus simplement de disposer d’un logiciel supplémentaire, mais de construire un environnement permettant au pharmacien de gérer plus facilement ses nouvelles missions : prise de rendez-vous, préparation et réalisation des bilans, suivi, coordination et orientation.
À terme, l’ambition est simple : faire de la pharmacie un véritable point d’entrée de la prévention en santé.
Et en matière cardiovasculaire, cette proximité peut avoir une valeur considérable.
Car prévenir un infarctus ou un AVC ne commence pas nécessairement à l’hôpital ou chez le cardiologue.
Cela peut commencer beaucoup plus tôt.
Par une question.
Une mesure.
Un bilan.
Un échange.
Et, désormais, par un parcours de prévention structuré au sein même de l’officine.
Pour les officines qui souhaitent développer leurs activités de prévention, Citana Essentiel réunit dans un même environnement les principales briques nécessaires à ces nouvelles missions : agenda et prise de rendez-vous en ligne, bilan de prévention, dossier de soins, téléconsultation, télé-expertise et outils de coordination.
L’objectif : permettre au pharmacien de développer la prévention sans multiplier les outils et les tâches administratives.