Alors que le budget de la Sécurité sociale pour 2027 se prépare sous contrainte, une évidence s'impose : le virage ambulatoire ne se décrète pas, il se coordonne. Et ce sont les professionnels libéraux, au plus près des patients, qui en sont les premiers artisans.
Les signaux politiques convergent. Dans son rapport « Charges et produits pour 2027 », publié début juillet, l'Assurance Maladie affirme que la médecine de ville est « le socle du parcours de soins ». Elle ajoute que l'organisation des soins en ville se renforce grâce à une meilleure structuration de l'exercice coordonné (maisons de santé et CPTS), auquel s'ajoutera la labellisation France Santé. Sa logique : réserver l'hôpital aux situations complexes, confier le suivi des patients chroniques à la ville et resserrer le lien ville-hôpital. Le contexte budgétaire est tendu. Selon la presse spécialisée, le gouvernement viserait pour 2027 une progression de l'Ondam limitée à 2,1 %, et l'Assurance Maladie chiffre à 3,9 milliards d'euros les économies attendues.
Le réseau France Santé change lui aussi d'échelle. Encadré par la circulaire du 16 juin 2026, il comptait 1 443 structures labellisées au 30 juin, avec un objectif de 5 000 en 2027, pour garantir une solution de soins de proximité à moins de 30 minutes de chez soi. Ses critères parlent directement aux libéraux : consultations sans dépassement, ouverture cinq jours sur sept, rendez-vous sous 48 heures quand l'état du patient l'exige, participation au Service d'accès aux soins (SAS).
Concrètement, on attend des professionnels de ville qu'ils absorbent davantage de soins non programmés, suivent les patients chroniques loin de l'hôpital et accueillent les sorties d'hospitalisation, tout en documentant leur activité. Aucune de ces missions ne se remplit seule. Prenons un patient atteint de BPCO qui sort de l'hôpital : il lui faut un médecin traitant, un infirmier, un kinésithérapeute, parfois un pneumologue, et chacun doit savoir ce que font les autres.
Le manque n'est pas celui de la volonté mais celui d'outils communs. Trop souvent, la coordination repose encore sur des appels, des mails non sécurisés et des courriers papier. Qui contacter ? Qui est disponible ? Où en est le patient ? Chaque friction consomme un temps médical devenu trop rare. Et à mesure que les soutiens financiers seront liés à des indicateurs, il ne suffira plus de coordonner : il faudra pouvoir le démontrer.
C'est précisément le terrain de Citana, la plateforme d'Anamnèse, agréée Ségur et déployée auprès de plus de 140 CPTS, connectées à 110 services hospitaliers.
Pour trouver le bon interlocuteur, Citana propose un annuaire des professionnels du territoire. Pour adresser un patient, il permet de créer une demande d'intervention en un clic depuis sa fiche : elle est horodatée et suit des statuts clairs (à voir, acceptée, refusée). En Essonne, plus de 700 demandes de ce type circulent chaque mois entre deux centres hospitaliers et des CPTS. Les agendas partagés facilitent les soins non programmés et le SAS. Les protocoles pluriprofessionnels, issus de la HAS ou construits localement, structurent les parcours. Le dossier patient territorial s'appuie sur le DMP, l'INS et la MSSanté. La téléconsultation, la télé-expertise et le portail patient élargissent l'accès aux soins.
Enfin, le tableau de bord et les statistiques exportables transforment l'activité en preuves : de quoi piloter, rendre des comptes aux ARS et aux CPAM et sécuriser les financements.
Le virage ambulatoire ne se gagnera pas à coup de circulaires, mais par la qualité de la coordination entre professionnels. Avec Citana, les libéraux disposent d'un outil pour transformer les attentes de l'État en pratiques concrètes et en résultats visibles.